Nature de l'affaire
La plaignante non représentée par un avocat, Rita Marque Mbatha, a réclamé des dommages et intérêts au directeur général de la Confederation of Zimbabwe Industries (CZI) ainsi qu’à l’entreprise dans son ensemble. La question soumise à la Cour était de savoir si le harcèlement sexuel, en tant que délit passible de poursuites en vertu du droit du travail zimbabwéen, pouvait constituer un délit passible de poursuites pour lequel une victime pouvait demander des dommages et intérêts. Se prononçant en faveur de la plaignante, la Haute Cour a jugé que le harcèlement sexuel violait non seulement le droit constitutionnel à la dignité humaine, mais constituait également un préjudice moral passible de poursuites pour dommages et intérêts.


