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Lundi, Janvier 30, 2023
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Application de la décision et résultats

La nature d'investigation de ce rapport et sa portée globale en font plus un document d'établissement des faits qu'un document d'arbitrage. Le rapport rassemble et organise des informations essentielles qui créent une base pour les défenseurs des sphères juridiques (litiges) et des cercles d'action directe (campagnes) à utiliser pour tenir les combustibles fossiles et les majors du carbone responsables

Importance de l'affaire

L'une des plus grandes réussites de l'Enquête nationale sur le changement climatique tient à son approche centrée sur les personnes. À l'instar des commissions de vérité et des tribunaux populaires, la Commission a réussi à centrer les expériences et les voix de celles et ceux qui ont été le plus touchés par le changement climatique. Comme l'a déclaré l'un des témoins de la Commission : « Nos expériences ont été reconnues et validées, même si nous ne sommes pas des experts en science du climat, mais des membres de la communauté de première ligne qui ont subi les effets négatifs du changement climatique en raison de la poursuite de l'exploitation des combustibles fossiles. » 

Deuxièmement, le rapport final est un outil essentiel pour résister à l’emprise des entreprises sur la politique climatique. Le rapport expose et documente clairement la campagne insidieuse menée par les principaux émetteurs de carbone et les entreprises de combustibles fossiles pour nier les effets dévastateurs de leurs activités sur le climat, et donc sur les populations. Le fait de disposer d'un compte-rendu consolidé et approfondi de la manière dont les entreprises se sont emparées des espaces gouvernementaux et d'autres organes décisionnels, sans parler du discours public sur le changement climatique, constitue une base solide sur laquelle s'appuyer pour résister aux nouvelles tentatives des entreprises de continuer à occulter leur rôle dans la crise climatique, par exemple en promouvant de fausses solutions et l'éco-blanchiment. 

Troisièmement, le rapport offre aux Philippines, et à tous les États, la possibilité de renforcer leurs obligations en matière de droits humains en réglementant les activités des entreprises à l'intérieur de leurs frontières mais aussi de manière extraterritoriale. La nature transnationale des principaux émetteurs de carbone, telle qu'elle est présentée dans le rapport de la Commission, souligne la nécessité pour les États d' « user de leur influence dans les forums politiques internationaux pour créer un environnement favorable à la réalisation des droits humains ». Cela inclut l'incorporation des normes et des accords internationaux dans les cadres juridiques nationaux, ce qui empêche les États d'autoriser ou de soutenir les pratiques des entreprises dangereuses pour l'environnement.

 

Les Philippines étant le cinquième pays le plus touché par le changement climatique selon l'indice mondial de risque climatique, la tenue de cette enquête et le cadre qu'elle a créé pourraient inciter d'autres États se trouvant dans une situation similaire à celle des Philippines à organiser leurs propres enquêtes.

Second, the final report serves as a key tool in resisting corporate capture of climate policy. The report exposed and neatly documented the insidious campaign by carbon majors and fossil fuel companies to deny the devastating impacts that their activities were having on the climate, and thus, on  people. Having this consolidated and thorough account of how corporations have captured government spaces and other decision-making bodies, not to mention the public narrative around climate change, provides a solid foundation on which to rely on to resist further attempts by corporations to continue obfuscating their role in the climate crisis, for instance through the promotion of false solutions and greenwashing. 

Third, the report provides a pathway for the Philippines, and all States, to strengthen its human rights obligations by regulating the activities of corporations within its borders but also extraterritorially. The transnational nature of the carbon majors, as presented in the Commission's report, highlights the need for states to “use their influence in international policy fora to create an enabling environment for the realization of human rights.” This includes the incorporation of international agreements and standards into domestic legal frameworks which prevents States from allowing or supporting environmentally-dangerous practices by corporations.

Since the Philippines is the fifth most climate change affected country according to the Global Climate Risk Index, the holding of this investigation and the framework that it created might propel other states who are similarly positioned to the Philippines to host their own investigations.