Importance de l'affaire
Cette affaire crée un précédent selon lequel les soins de santé maternels de qualité doivent être fournis aux femmes et le fait que le gouvernement n’applique pas ses politiques peut être directement lié à une violation des droits des citoyens en matière de soins de santé et de dignité. Bien que le type de maltraitance extrême vécu par J.M. soit systémique, des cas similaires font rarement l'objet d'une large publicité. La vidéo de l’abus commis par J.M. ayant été diffusée à la télévision nationale, son cas a davantage attiré l’attention sur la crise de la négligence institutionnelle dans les soins de santé maternels au Kenya.
Les hôpitaux du Kenya connaissent une une situation de surpopulation dramatique, des conditions précaires et un manque de fournitures; ce qui augmente les taux de mortalité infantile et maternelle et met une pression considérable sur le personnel hospitalier pour qu'il fasse entrer et sortir rapidement les patient(e)s. Le personnel hospitalier reçoit souvent une formation et une supervision inadéquates, susceptibles d'influencer des pratiques contraires à l'éthique. Ce cas peut aider à résoudre ces problèmes systémiques en attirant l'attention sur les responsabilités des décideurs découlant du droit constitutionnel et international des droits humains. L’affaire s’appuie sur Millicent Awuor (Maimuna) et Margaret Anyoso Oliele V AG et d’autres, dans laquelle la Haute Cour du Kenya a conclu à une discrimination de genre et socioéconomique - ainsi qu’à un traitement cruel, inhumain et dégradant - de femmes arrêtées après l’accouchement pour payer des frais médicaux.
Pour ses contributions, un remerciement particulier au membre du Réseau-DESC: le Program on Human Rights and the Global Economy (PHRGE) | Northeastern University