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Jeudi, Décembre 22, 2022
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Application de la décision et résultats

Le Comité a déterminé que l'Australie devait (1) fournir aux insulaires une compensation adéquate pour le préjudice subi ; (2) entamer des consultations avec les insulaires afin de mener des évaluations des besoins ; (3) continuer à mettre en œuvre des mesures d'adaptation au changement climatique ; et (4) prévenir des violations similaires à l'avenir. L'Australie a 180 jours pour informer le Comité des mesures prises pour mettre en œuvre la décision.

Importance de l'affaire

Il s'agit d'une première pour l'avancement de la protection de l'environnement au niveau du droit international, ainsi que pour l'avancement des droits des personnes autochtones. Il s'agit d'une action en justice couronnée de succès, fondée sur les droits humains, intentée par des habitants d'îles basses vulnérables au climat contre un État-nation. C'est également la première fois qu'un organe des Nations unies estime qu'un État a violé le droit international des droits humains en raison d'une politique climatique inadéquate, établissant ainsi que le droit des droits humains s'applique aux dommages climatiques. C'est également la première décision reconnaissant que la culture des peuples autochtones est menacée par les effets du changement climatique.

Le Comité a notamment rejeté les efforts déployés par l'Australie pour esquiver la responsabilité du changement climatique en l'attribuant à un phénomène « global » et international plus vaste, créant ainsi un précédent interdisant aux États de se cacher derrière l'argument de la simple goutte d'eau dans l'océan et de ne pas prendre en charge leur propre responsabilité en matière d'atténuation du changement climatique.