Application de la décision et résultats
Malgré cette décision, la Cour constitutionnelle tchèque a décidé le 31 mars 2022 que la section 29(1) du code civil et la section 21(1) de la loi sur les services de santé spécifiques, qui exigent une opération de réassignation sexuelle avant qu’une personne puisse légalement changer de sexe, resteront en place. La Cour a rejeté une demande d’abrogation de ces lois, estimant qu’il n’y avait rien de mal, d’un point de vue constitutionnel, à ne reconnaître légalement que les sexes « masculin » et « féminin », ni à exiger d’une personne qu’elle subisse des modifications physiques pour changer le sexe qu’elle reconnaît légalement. La Cour constitutionnelle tchèque a fait valoir que, le sexe étant distinct du genre, cette règle n’interdit pas à une personne de s’identifier au genre qu’elle préfère, et elle a rejeté les préoccupations qu’une personne pourrait avoir concernant les cartes d’identité qui révèlent un sexe qui ne correspond pas au sien. On ne sait pas si la Cour peut décider différemment dans des cas futurs ou si le législateur tchèque abrogera ces lois indépendamment des tribunaux.