Importance de l'affaire
Ce jugement représente une victoire importante pour les victimes de l’esclavage sexuel en temps de guerre et confirme la responsabilité juridique de l’État du Japon en ce qui concerne les normes contraignantes du droit international. Il s’agit de la deuxième décision de ce type, la première ayant été rendue par le tribunal du district central de Séoul en janvier 2021, qui a reconnu la responsabilité délictuelle du Japon dans le cadre d’un procès intenté par un autre groupe de victimes survivantes du système des femmes de réconfort.
L’analyse unique du droit international public et du droit national effectuée par la Cour constitue une feuille de route pour les défenseurs qui travaillent dans des espaces similaires à travers le monde, que ce soit pour les victimes de violences sexuelles en temps de guerre ou d’autres crimes contre l’humanité. En particulier, la décision de la Cour selon laquelle l’immunité souveraine ne s’appliquait pas dans cette affaire pourrait être utilisée par d’autres groupes de victimes cherchant à obtenir des réparations et des excuses de la part d’acteurs étatiques.
Nous remercions particulièrement de ses contributions le membre du Réseau DESC : Program on Human Rights and the Global Economy at Northeastern University (PHRGE).