Travail Collectif

  • Le Réseau-DESC - Réseau international pour les droits économiques, sociaux et culturels est solidaire de Karapatan, - l'Alliance pour l'avancement des droits du peuple - et de leurs alliés GABRIELA - l'Alliance nationale des femmes - et les Rural Missionaries of the Philippines (RMP) face aux accusations de représailles pour parjure portées par le gouvernement philippin à leur encontre.

  • Alors que la pandémie et l'escalade de la crise climatique ont exacerbé les inégalités et nous ont rappelé la place centrale qu'occupent les soins dans nos sociétés, le Réseau-DESC a organisé un événement parallèle à la CSW66* intitulé "Centering Care In a Feminist Intersectional Approach to Loss and Damage" (24 mars 2022). Au cours de cet événement, des défenseur/euse-s des droits des femmes et des militant-e-s féministes de toutes les régions ont réfléchi à la promotion des actions visant à assurer une transition rapide, équitable, écologiquement durable et juste des combustibles fossiles vers une société zéro carbone, régénératrice et fondée sur les soins, qui soit axée sur le bien-être des personnes et de la planète

  • Dans une déclaration historique publiée cette semaine, le Comité des Nations Unies pour l'élimination de la discrimination raciale (CERD ou Comité) a clairement averti que « seuls 15,21% de la population des pays à faible revenu ont reçu ne serait-ce qu'une dose de vaccin, créant un modèle de répartition inégale au sein des pays et entre les pays, qui reproduit l'esclavage et les hiérarchies raciales de l'époque coloniale». Comme le note le Comité, en vertu de la Convention internationale pour l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, les États sont tenus d'éliminer toutes les formes d'iniquités raciales, qu'elles soient par objectif ou par effet.

  • Du 13 au 29 mars 2022, des réunions intersessions se sont tenues à Genève avant la COP15, un prochain grand sommet des Nations Unies sur la biodiversité. En amont de ces pourparlers préparatoires entre les États, les membres du Réseau-DESC ont envoyé une lettre collective appelant toutes les Parties à la Convention sur la diversité biologique (CDB) à adopter globalement une approche fondée sur les droits humains, et en particulier à reconnaître, respecter, protéger et promouvoir le droit primordial à l'autodétermination, notamment le consentement libre, préalable et éclairé, le droit à la terre et les droits fonciers dans le cadre mondial de la biodiversité (GBF) pour l’après 2020, qui est actuellement en cours de négociation et susceptible d'être adopté à la COP15. Elle a en outre appelé les gouvernements à adopter un « indicateur de régime foncier » et a souligné l'importance de renforcer la protection des défenseurs-euses des droits humains.

  • La capacité des gouvernements à fournir des services publics de base et à garantir le respect des droits économiques, sociaux et culturels est de plus en plus entravée par l'endettement, ce qui les rend pratiquement incapables de réagir aux crises majeures. Les pays puissants qui contrôlent les institutions financières internationales, comme le FMI, peuvent permettre à ces économies de réagir de manière significative ; il leur faut simplement en avoir la volonté.

    Pendant des siècles, et en raison des inégalités héritées de la colonisation, les gouvernements du Sud ont été endettés envers des acteurs puissants. En 1825, la France a forcé Haïti, nouvellement indépendant, à payer entre 20 et 30 milliards de dollars US actuels en compensation aux propriétaires d'esclaves français qu'il avait renversés moins de deux décennies auparavant. Il a fallu 122 ans au pays pour honorer cette dette écrasante, laissant ce qui était la colonie la plus lucrative de la planète incapable de développer des infrastructures de base en matière de santé et d'éducation. Haïti n'a jamais réussi à sortir de cette spirale d'endettement : en 2019, elle a dépensé plus de trois fois plus pour rembourser ses dettes que pour les services sociaux.

  • Il y a plus de cinq décennies, le premier instrument mondial codifié des droits humains sur l'injustice raciale, la Convention internationale pour l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale (ICERD), a été adopté par l'Assemblée générale des Nations Unies. Alors que nous célébrions il y a quelques mois le 56e anniversaire de l'ICERD, il est décourageant de constater que deux ans après le début de la pandémie de COVID-19, les inégalités d'accès aux vaccins et aux soins de santé continuent de s'aggraver selon des critères raciaux et intersectionnels.

    Dans les années 1960, les États d'Amérique latine et des Caraïbes, d'Asie et d'Afrique souhaitaient vivement l'adoption de cette norme. Ils ont vécu l'esclavage et la colonisation qui ont détruit leurs économies circulaires, ont été témoins d'injustices profondes comme celles de la Palestine et de l'apartheid en Afrique du Sud, et ont toléré les mauvais traitements infligés à leurs communautés de parents qui vivaient comme des sous-citoyens dans le monde développé.

  • La crise de la COVID-19 a montré l’urgence de mettre en place un pacte social sur les soins pour mettre fin aux inégalités structurelles et à la féminisation croissante de la pauvreté en Amérique latine, qui, selon la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC), toucherait 118 millions de femmes en 2021, soit 23 millions de plus qu'en 2019.

    Cette crise sanitaire, économique et sociale sans précédent aurait pu être l'occasion de reconnaître enfin le soin comme la pierre angulaire de nos sociétés. Depuis le début de la pandémie, le travail invisible de millions de femmes a largement pallié les carences de systèmes publics fragiles et déficients en raison de la privatisation et de la marchandisation croissantes du secteur public. Ainsi, nous applaudissons chaque jour les millions de professionnels de la santé, dont 73% sont des travailleur/euse-s qui ont été exposé-e-s au virus sans équipement de protection adéquat et dans des systèmes de santé sans ressources après des décennies de manque d'investissements publics. Nous sommes reconnaissants à ceux et celles qui ont mis leur santé et celle de leur famille en danger pour continuer à s'occuper des membres de nos familles à charge; en raison de la fermeture des écoles, beaucoup ont dû faire des gardes doubles et triples en plus de s'occuper de leurs enfants, et beaucoup se sont également occupé-e-s de leurs petits-enfants et neveux/nièces. 

  • Nous, les organisations soussignées, condamnons fermement les récents assassinats, en l'espace de trois jours, des défenseurs des droits humains Ayanda Ngila, dans le quartier d’eKhenana, et Siyabonga Manqele, dans le quartier d’eNkanini, à Cato Manor, à Durban, en Afrique du Sud. Tous deux étaient membres du mouvement Abahlali baseMjondolo, qui défend les droits des habitant-e-s des bidonvilles dans les quartiers informels d'Afrique du Sud.

  • En prévision des prochaines réunions intersessions à Genève en mars 2022, les membres du Réseau-DESC ont adopté une lettre collective appelant toutes les Parties à la Convention sur la...

  • Au lendemain du meurtre d'Ayanda Ngila, le Réseau-DESC exprime sa solidarité et ses condoléances à ses proches et à l'ensemble du mouvement Abahlali baseMjondolo en Afrique du Sud. Ayanda Ngila a été tragiquement abattu le 8 mars 2022, un meurtre qui aurait été commis par des membres du parti...

  • Face à la pandémie, les femmes dans toute leur diversité - dans les syndicats et les usines, dans les fermes et les communautés autochtones, dans les centres urbains pauvres, au sein d'organisations structurées ou de mouvements informels - ont continué à se mobiliser et à se placer en première ligne de la lutte contre la COVID-19, et de la lutte contre l'aggravation des crises politiques et socio-économiques inhérentes à un système patriarcal, colonial, raciste et impérialiste.